Les coulisses de Restaurant Methods


#35 Bienvenue chez moi !

Les coulisses de Restaurant Methods

Hello hello,

Aujourd'hui, je t'écris avec ma Wicklow sur les genoux. On l'a adoptée en décembre et depuis mes journées ne sont que Pouet-pouet, sacàcrotte et balades joyeuses dans la gadoue.

Boule de poil mise à part, aujourd'hui, je te fais découvrir mes coulisses et tout ce qui se trame chez Restaurant Methods depuis bientôt 4 ans. Le good, le bad, le stress, la passion et les pro-jets !

Avec cette édition un peu spéciale, j'essaie d'égaliser le terrain entre nous. Parce que je sais ce qu'il se passe dans les restaus mais toi, tu ne sais pas ce qui se passe chez moi !


Programme de cette édition :

  1. La construction et le développement de Restaurant Methods : year 1,2,3 & 4 !
  2. Ce qu'il y a écrit dans mon cahier à projet

Temps de lecture :

  • 8 minutes et 1 pouet


1. La construction et le développement de RM

Bon, pour le commencement du commencement y a pas d'autres façons de le dire : je me suis retrouvée là par hasard.

Il y a bientôt 4 ans, je quitte mon poste à la direction des opérations des 5 cafés Marlette.

En partant en vacances, même pas 5 jours après mon last day chez Marlette, je me retrouve au restaurant de mes beaux-parents, à refaire les fiches techniques, reparamétrer la caisse, passer un coup de polish sur l'équipe en salle et médiater une scène avec le Chef de cuisine capricieux.

On ne le sait pas à ce moment-là, mais ils seront les 1er restaurateurs à recevoir mes conseils.

Et pour moi, c'était comme faire le métier que je connaissais par cœur. Mais 10x mieux.

C'est ici que j'ai compris que la vertue d'un regard extérieur ne vient pas de sa distance ou sa primeure face aux problèmes. Elle vient de sa liberté face à eux.

Si l'équipe, les enjeux financiers ou le flux de travail ne sont pas les miens. J'ai tout simplement + d'idée, mais surtout : elles sont dénuées d'enjeux personnels. Donc meilleures.


Suite à ça, coup du hasard, une consultante qui me connaissait me sous-traite une mission. Et, alors que l'été n'était pas terminé, je sors la première facture de Restaurant methods.

Depuis ce jour, j'ai conseillé à temps plein. J'ai même cru qu'avoir des clients me faisait gagner la partie ! Mais si je savais comment faire tourner les restaurants des autres, je n'avais aucune idée de comment développer ma propre activité.


Dans la suite de cette newsletter, je te présente en points clés les 4 dernières années. Mes victoires, mes enjeux, les fois (pluriel) où j'ai dit "j'arrête tout", mon stress et mes prises de conscience.

Et en tout dernier : je te dévoile ce qu'il y a écrit sur mon carnet à idées. Accroche-toi parce que c'est perché et ça va loin.

Si aucun de ces sujets ne t'intéressent, inutile de te forcer. Passe ton chemin et RDV dans l'édition suivante où on parlera promotion interne !

Si tu restes, c'est parti :


1ère année de Restaurant Methods :

Je n'ai pas de plan et je survis en disant oui à toutes les demandes qu'on me fait.

  • Je forme des équipes de cuisine.
  • Je chasse et je recrute pour des groupes de restau.
  • J'audite des concepts, le parcours client, l'avant, l'après-vente.
  • Je conseille en management des gens qui ... détestent le management.
  • Je mets en place des outils, matrices et des process sur mesure à go-go.
  • Je médiate au sein de binômes associés qui ne se comprennent plus du tout.
  • J'optimise la production de labo de cuisine, je mets à jour des organigrammes.
  • Je fais des listes de 200 à 300 préconisations pour redresser des restaurants.

J'utilise tout ce qu'il y a dans ma boîte à outils. Je me sens un peu Wonderwoman qui seut tout faire, sans limite. Mais je me trompe royalement. Parce que pour développer cette entreprise, je ne peux pas passer 100% de mon temps avec mes clients.

Je dois construire, structurer, pérenniser. Faire 1000 autres choses qu'utiliser mes compétences.

Donc j'ai 2-3 projets à lancer si je veux passer l'année....

En parallèle :

  • J'écris mes premiers posts LinkedIn, dos tendu, Victor me relit 10x et me tiens la main quand j'appuie sur publier.
  • Je crée mon podcast Passe moi le sel, pour me mettre à l'aise, mes 1ers invités seonrt mes amies (Marion & Aude.)
  • Je rencontre des 10 aines de restaurateurs qui ne m'achèteront jamais rien.
  • 4 clients décideront en même temps d'"oublier" ma facture, un impayé de 25 000€.
  • Physiquement, je suis KO. J'ai eu de l'endométriose 50% du temps cette année-là.
  • Je me sens à la merci de ... je ne sais même pas quoi. Libre de rien et obligée de tout.

À la fin de cette année, je courais partout et je me sentais toujours en retard, Victor me provoque une prise de conscience "tu dis que t'aimes ce que tu fais, mais t'en as pas l'air."

J'étais en route pour une destination (inconnue) et j'avais oublié de profiter du voyage.

J'ai retracé cette année, je me suis observée.
Et comme rien de ce que je faisais, ni comment je le faisais ne m'inspirait. J'ai pris un coach.

Il m'a fait un coup de clic-clac et m'a remis à l'heure mon horloge entrepreneuriale qui tournait trop vite.

À ce moment-là, j'adopte le mode : "je fais ce que qui me fait plaisir et comme ça me fait plaisir et si ça marche pas, tant pis."

Spoiler : ça marchera. Même s'il me restera encore beaucoup de réglages à faire..


La 2ème année de Restaurant Methods :

Je fais le tri dans tout le bordel, je me positionne et je crée mon business model.

  • J'arrête le recrutement et je décide d'apprendre aux restaurateurs à garder les candidats.
  • J'écris donc mon ebook "45 outils de formation d'une équipe de restaurant".
  • J'arrête de mettre en place des outils et process : j'apprends aux restaurateurs à le faire.
  • Je lance une offre d'Audit Opérationnel : visite, participation aux OP, analyse, préconisations.
  • Il se décline en Gros ou Petit, selon si tes problèmes sont Gros ou Petits 😂.
  • Je me déplace beaucoup et je ne suis pas rentable. Et surtout : je ne le sais pas encore.
  • Mes clients ne prennent que 10% de ce que je leur donne. Je ne comprends pas pourquoi.
  • D'autres consultants me disent "c'est leur choix, tant pis pour eux."
  • Et des restaurateurs qui me disent "j'ai pas le temps de faire tout ça" (ah le temps ...)

Ici, j'ai une prise de conscience qui déterminera la suite de mon développement.

Sommes-nous de mauvais consultants ? Ou avons-nous de mauvais clients ?

En me lançant, je savais que le conseil en restauration était risqué. Mais je pensais que c'était parce que ce n'était pas une pratique courante. D'ailleurs, c'est pour ça que je me suis mise à poster sur LinkedIn, pour faire savoir aux restaurateurs que c'est une option pour eux.

Encore une fois, je me suis complètement gourrée.

Le problème c'est pas que les restaurateurs ne pensent pas au conseil.

Le problème c'est que : donner des conseils, et bien ça ne marche pas.

Parce que les restaurateurs savent exactement ce qu'ils ont à faire. Ils ont une idée de comment le faire. Mais leur problème, c'est qu'ils n'ont pas le temps, l'énergie ou l'envie de le faire.

Ainsi, les faire payer pour répéter "tu dois manager et gérer comme ci ou comme ça .." en fait c'est juste salaud. Comme dire à un affamé malgré lui, de manger.

J'ai regardé parmi les restaurateurs : qui avance le mieux et s'en sors le mieux ?

Je vois vite que ce ne sont pas les plus riches (€, followers, nombre d'établissements.) Ce sont ceux qui sont qui sont à leur place dans leur projet et qui ont un plan pour le rester. Ceux qui se sentent bien ont les meilleures idées, sont le plus motivés et le restent. Et surtout : savent fédérer, leurs clients, leurs équipes, dans le calme et dans les tempêtes.

J'abandonne le conseil qui vise à développer l'entreprise, point barre.
Et j'apprends le coaching, pour mouler la stratégie du restaurant à la vie du restaurateur.

  • C'est la révolution du passage à l'action chez mes clients. On va 10x plus vite.
  • Ça les motive, ils se sentent beaucoup plus autonomes et non plus dépendants de moi.
  • Sauf que je ne construis toujours pas de tréso. Et je n'ai pas de visibilité sur mon activité.
  • Je m'essouffle d'être à flux tendu. Victor en a ras-le-bol de m'entendre me plaindre de ça 😂.
  • À la fin de l'année, je joue ma dernière carte : un programme de structuration pour indépendants.
  • Si elle ne résout pas mes problèmes de flux tendu (et stress en lien), j'arrêterai tout.
  • Je mets en pause mon activité pendant 3 mois, je vide mon cash et je croise les doigts...

Pendant ce programme, je restructure tout ce que je fais :

  • Je décide qu'aucun restaurateur ne devrait payer pour un conseil qu'on trouve gratuit en ligne.
  • Je crée donc des tutoriels et des outils pour industrialiser la partie "conseil théorique" de mon job.
  • Je décide aussi que l'accompagnement se doit d'être plus accessible aux restaurateurs.
  • Je crée 3 programmes de coaching : Management, Rentabilité et Stratégie.
  • Ils seront 2x plus courts qu'une mission d'audit, 3x moins chers et viseront la mise en autonomie du restaurateur.
  • Je finirai par fusionner les 3 programmes en 1, un couteau suisse : le Coaching League.
  • Je lance aussi la newsletter de Passe moi le sel, un média plus long, plus actionnable que LinkedIn.
  • Et je crée mon "produit" préféré : le Diagnostic-flash.

Mon agenda se remplit vite (yes !) et je vois un énorme risque à ça : si je ne fais rien, dans peu de temps, je perdrai mes notions terrain, les outils à la mode, les prix fournisseurs ...
Le diagnostic répondra à ça et me permettra de garder un pied sur le terrain, découvrir de nouvelles histoires, rencontrer de nouveaux restaurateurs et affûter mon écoute.

À la fin de cette deuxième année, je sais ce que je veux pour mon boulot, pour mes clients, pour ma santé et mon confort de vie. J'ai un plan, je suis motivée et je suis prête pour ma 3ème année.


La 3ème année de Restaurant Methods :

Je consolide ma trésorerie et je monte 10 crans de compétence.

  • J'ai restructuré mes offres et tout ce que je vends est enfin rentable. Je me détends.
  • Je vois mon premier matelas de trésorerie se créer, je souffle et ça fait du bien.
  • Je veux rendre le conseil encore plus accessible et crée un produit d'appel : les Ateliers de planification.
  • Les Ateliers sont les 3 premières sessions du Coaching League, donc tout s'imbrique.

Je ne le sais pas à ce moment-là, mais le Coaching-League deviendra mon best-seller et je le déclinerai aussi pour les binômes associés en couple, entre amis ou même en famille. Avec des ressources et outils spécialisés pour eux aussi.

En parallèle :

  • J'accompagne pour la première fois, une entreprise qui n'est pas un restaurant (et j'adore ça.)
  • Le profil de mes coachés évolue : + entrepreneurs, - restaurateurs. Pour mon plus grand bonheur.
  • Et maintenant qu'on va 10x plus vite en coaching, je veux qu'on aille : 10x plus loin.
  • Je repense au coach qui m'avait click-clack la tête en 1 séance. Et décide d'apprendre, comme lui, la PNL.

Cette année-là, je serai passée en mode pilote : projections financières, plan sur-mesure, montée en compétence. Et j'atteindrai tous mes objectifs en juillet.

Et pour la 1ère fois depuis le début de Restaurant Methods : je pars en vacances les doigts en V.


Cet été 2025, je fêterai les 4 ans de Restaurant Methods (ressenti 13 ans 😂)

Et ma priorité, c'est de capitaliser sur tout ce que j'ai construit.

  • Je vais plus loin en podcast avec des épisodes seule en mode Coaching.
  • J'ai fait 2 investissements pour gagner du temps de création de contenu (beaucoup de temps)
  • J'ai 1000 envies/ jour : un nouveau site, une nouvelle charte graphique, encore une formation 😂
  • Mais, même si mon CA continue d'évoluer, mon matelas de trésorerie n'est pas terminé.
  • Donc je retiens mes caprices et je m'accroche à mon prévisionnel comme un enfant à son pain au lait.

En parallèle :

  • Je lance des projets "créa" qui me permettent d'assouvir ma soif de créer mais sans risque.
  • Comme mon compte Insta où je m'autorise un freestyle total. Et donc je m'amuse trop ...
  • Et le groupe de co-développement entre restaurateurs que j'ai lancé en automne.
  • À la maison, on adopte Wicklow, un bébé border terrier qui sent bon le saucisson.
  • Elle tombe très malade et on enchaîne les cliniques, les traitements. Et le stress en up & down.

Je trouve qu'on sous-estime toujours l'impact du stress personnel sur le business. Pour moi, le 1er impact c'est la fatigue. Et si je ne fais rien pour ça, je me démotive et je sors des projets raplapla. Donc quand le stress à la maison monte : je passe en service minimum au boulot : je vois mes clients et c'est tout.

Ce qu'il me reste comme envie et objectif pour cette année :

  • Continuer à grossir ma tréso, donc investissements minimum pendant encore 1 an.
  • Assouplir le format de codéveloppement et ouvrir ses portes à mes autres coachés.
  • Continuer à coacher ponctuellement des entrepreneurs qui ne sont pas restaurateurs 🤫
  • Et continuer le coaching de clients particuliers qui ne sont ni restaurateurs ni entrepreneurs 😱
  • Continuer de tester des protocoles et méthodes avec des amis et anciens coachés, pour m'affûter.
  • Continuer à participer à un Dojo de coach, auquel des dizaines de coachs et consultants multi profession se connectent aussi pour se perfectionner.

Chaque jour, je me rapproche d'une entreprise 100% plaisir.

Des clients que j'aime.

Une rentabilité croissante : argent, temps et effort.

Des médias qui me ressemblent à 100% et qui ne sont pas travestis par les aglorithmes des réseaux.

Je réponds à des besoins plus grands que ceux d'une entreprise, des besoins : humains.

Je sens qu'il n'y a aucune limite à ce que je peux faire et comment le faire.

Et je me dis que c'est ça, la "liberté entrepreneuriale."


2 - Ce qu'il y a écrit sur mon cahier à projet

Comme on le fait avec tous mes clients : je travaille ma propre vision.

Et quand je le fais, voilà ce que j'y mets pour mon futur (attention, ça part loin mais c'est ce que je vois en rêve). Je veux :

  • Créer des groupes de définition de vision et de stratégie, au sein de ruches d'entrepreneurs de la food.
  • Continuer le co-développement, en format Atelier et y inviter d'autres experts.
  • Faire évoluer l'expérience de mes accompagnements : avec un lieu en présentiel.
  • Apprendre des pratiques complémentaires pour l'état émotionnel : naturopathie & massage.
  • Continuer à coacher des particuliers et autres entrepreneurs, sur bouche à oreille.
  • Organiser des séjours pour entrepreneuses, où chacune apporte un savoir-faire pour les autres.
  • Reprendre ma news sur le syndrome prémenstruel, en la rendant collaborative.
  • Créer une BD sur le management de restaurant pour qu'on rigole tous ensemble de José.
  • Passer ma certification Yoga Teacher et réapprendre à nager (je nage comme un pancake.)
  • Continuer à peindre & à dessiner et pourquoi pas à l'intégrer à mon contenu.
  • Voyager 1 an ou 2 en france et europe en mode saut de puce : 3 mois ici, 3 mois là.

Bref, je veux continuer à faire ce que j'aime et aimer ce que je fais.

Pour aider les restaurateurs à faire la même chose.

Pour que ça inspire plus de gens à le faire aussi.

Pour qu'on soit tous bien, individuellement.

Et ensemble.

Voilà, maintenant, tu sais tout.


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C'est tout pour cette semaine, merci de m'avoir lue jusqu'ici 💙

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